COLLECTIF DU CHÊNE-VERT

CCV CCV

Un arboretum, une tempête, des internautes...

Récits d'une découverte

Quand les membres du CCV découvraient l'Arboretum


Visite initiatique - Françoise, Paris, 25/04/2000

Visite initiatique 1
Mercredi 19, 17 H. Limoges. Changement pour Chabanais. Plus question de lire. Une heure de train pour 40 km : le temps de regarder le paysage.
Jardins tracés au cordeau, thuyas bien coiffés : comme partout. Un goût marqué pour les topiaires : un peu plus qu'ailleurs. Des arbres abattus : beaucoup plus qu'ailleurs. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'asphodèles par ici : les abords de la voie ferrée en sont pleins.
Saillat et ses énormes usines de pâte à papier, en amont de Chabanais. Pour la Vienne, "c'était mieux avant" ... On approche. Jean-Louis m'avait dit : "quand je vois passer le train de l'autre côté de la rivière, je saute dans la voiture et normalement je suis à l'heure". Alors, je regarde l'autre rive. Un îlot de verdure, serait-ce "ça" ? J'y vois trop mal. Gare de Chabanais. Je livre à Jean-Louis et Marie-France un premier acompte de bisous sur le stock que vous m'avez confié.
Première approche de l'arboretum. Jean-Louis et Marie-France sont parfaits : ils m'accompagnent autant qu'ils me guident. Même les silences sont légers.
Enfin ... silence, c'est très relatif, parce qu'il faut s'habituer au bruit de fond des grenouilles ! La rivière et trois mares : ceci explique cela. La rivière et trois mares à trois niveaux différents : toute la partie basse de l'arboretum, en pente douce, s'articule autour de l'eau. Foin du nom des 2000 et quelques plantes ! Je suis sous le charme et me laisse envoûter.
D'ailleurs même Jean-Louis, pour ce coup-là, parle français ! De cette première promenade, objectivement, je ne retiens que la structure des lieux.
Pour le reste, tableau impressionniste.
Il est largement demain quand on va se coucher, après une deuxième tranche de bisous (pas pu épuiser le stock, séjour trop court.).
Jeudi 20. 6 H. du mat. J'ouvre un œil, regarde par la fenêtre au-dessus du lit : le jour finit de se lever, laissant de belles traînées rouges dans un ciel sans nuage. Dans le midi, j'aurais dit "traînées rouges, signe de vent". Je sais où est l'est. Comme je suis été aux écoles, je sais donc où est l'ouest. Tout à l'heure, je le saurai mieux.
Fera beau, rien ne presse, donc, je peux somnoler un peu. 7 H. : je me lève pour de bon. Vais me faire un kawa. Faut que je vous raconte un tout petit peu la "chambre d'hôtes" : un gîte, bien sûr. Dans un lieu si bruissant de vie, où peut-on aller dormir sinon au gîte ? Bon, v'là que je dérive encore.
C'est pas une chambre d'hôte, c'est un endroit où on crèche facile à 8 (Magali, José, et les petiotes, vous avez pas manqué de place, non ?). Une cuisine super dont je n'ai usé que pour me faire le café. Plein de trucs à lire que je n'ai même pas pris le temps de feuilleter. Partout la marque du maître de céans : tout ce qui peut raisonnablement être en bois est en bois.
Jusqu'au support de rouleau de PQ. Fin de la page pub ? ! Non, précision pour la majorité d'entre nous qui n'y sont jamais venus : c'est une maison indépendante, à quelques mètres de la maison de Jean-Louis et Marie-France.
Donc, mon bol de café chaud à la main (dédaignant les amples provisions laissées par Marie-France parce que le matin je n'ai envie que d'une bassine d'eau chaude - refin de la pub !!!), où vais-je le boire ? Tour panoramique dans ce promontoire. C'est sûr, c'est devant cette fenêtre-là : là où on voit l'arboretum se dérouler et finir dans la Vienne. Les niveaux, physiquement marqués par les mares, s'estompent. Ce serait comment pour quelqu'un qui a bonne vue ? Je ne sais pas. Pour moi, c'est toujours tableau impressionniste, avec toutes les nuances de vert, gris, doré des jeunes pousses, le pastel des floraisons (le blanc surtout, des exochorda surtout, lumineux) et dans ce tableau de teintes qui se fondent, voilà, pas pastel du tout, le jaune orangé d'un si époustouflant berberis microphylla de deux bons mètres d'envergure qu'il devient point de repère. Que même Marie-France, qui n'aime pas le jaune, l'aime celui-là, sauf quand elle va désherber en-dessous, parce que bonjour les épines !
Bon. Un deuxième bol de café, parce que j'ai pas fini de regarder. Et d'écouter. Les oiseaux. Le héron vient de passer, j'ai repéré son cri. Les hirondelles sont partout. Et il y a des chants que je ne connais pas, un surtout répété, monotone, dans l'aigu, mais je n'ai pas réussi à entrevoir l'émetteur.
Je sors. Ça sent bon, incroyablement bon. Hier, j'ai intégré un plan de masse. Je vais affiner, dans le désordre ... Cap sur le chemin qui borde l'arboretum, à droite en descendant vers la Vienne. C'est-à-dire à l'ouest.
Je sais, depuis que j'ai repéré l'est. Mais je savais déjà, c'est pour ça que je viens là.
Au point de départ.
Là est le pin sylvestre que Jean-Louis affectionne, qui fait un angle à 45° suite à une précédente tempête, et toujours vaillant. Là est la trace la plus spontanément évidente de la tempête. Sens évident ouest-est (dans notre jardin, c'était tourbillonnant). J'avais seulement perçu la veille parmi plein d'autres perceptions. C'est un chemin, un talus, qui domine une parcelle en contrebas, une parcelle en cuvette. Un bouleau au bord du chemin, un bouleau qui a une gîte pas possible, et qui tient. Tiendra-t-il ? Trop gros pour une jambe de force. Jour après jour, Jean-Louis le surveille.
Tiendra, tiendra pas ?
Je n'ai compris qu'après que Jean-Louis ait expliqué : ce bouleau, qui n'est pas par ailleurs un betulus ***, incliné tel qu'il est, avec tous les grands arbres sinistrés alentour, est pratiquement tout ce qu'il reste pour faire ombrage à la très précieuse collection d'érables japonais en-dessous. Et comme leurs jeunes feuilles sont belles en ce début de printemps. Philippe, j'ai beaucoup pensé à toi en les voyant.
Pis après, ma promenade est devenue désordonnée, parce que j'ai voulu aller faire le tour de la grande mare, mais arrivée là, j'ai vu un sillage en V sur la rivière et comme la veille (ou le matin), Jean-Louis avait parlé des ragondins, j'ai cru que c'en était un, je voulais voir, j'ai cavalé comme une malade jusqu'à la rive ... pour voir un canard en train de faire du ski nautique ! Alors je suis remontée à la maison de Jean-Louis et Marie-France boire un xième café avec eux.
Suite au prochain numéro.
Visite initiatique 2
Sont narquois, ces arbres de collection. Peuvent pas avoir les feuilles types de leur espèce, non ? Pour tromper le néophyte, jouent à être trucmuchefolium. Allez donc vous y retrouver ! Bon, des excuses tout ça : même les plus élémentaires, je ne les reconnais pas ... J'explique, timidement, à Jean-Louis qu'à défaut d'étiquetage, ce serait bien pratique d'avoir des plans pour s'y retrouver un peu. Comme s'il n'y avait pas pensé ! Il me montre les plans détaillés des parcelles, qu'il a juste un petit problème technique (passerelles entre logiciels) pour finaliser. C'est exactement ce dont j'aimerais disposer pour une visite approfondie.
D'ailleurs, travaux pratiques au programme de la matinée. On part tous les trois, précédés par la chienne. La chatte qui ne loupe pas une balade ferme la marche : de temps en temps, elle saute sur l'un d'entre nous et se fait porter un moment en ronronnant. Il fait un temps superbe. Les grenouilles, silencieuses en début de matinée, ont repris leur tintamarre et même l'intrusion de Nico qui va se tremper dans la mare pour se rafraîchir ne les trouble pas.
Cap sur une parcelle où ont été plantés beaucoup de nos filleuls, en particulier des viburnum. Jean-Louis et Marie-France se partagent la zone. Ils notent avec précision l'emplacement de chaque nouvel arbuste et enlèvent l'étiquette des plantes répertoriées. Jean-Louis pourra ainsi faire la mise à jour de la parcelle. Que ceux qui viendront après moi sachent que plus rien ne leur permettra de distinguer et d'identifier les nouveaux pensionnaires, sinon leur petite taille ... On ne se promène pas dans l'arboretum en lisant des étiquettes, mais en regardant les plantes elles-mêmes.
De toute façon, je ne cesse de zapper entre vue d'ensemble et arrêt sur image. Moi, je ne vois que ce qui saute aux yeux : les arbustes en fleurs, ceux qui débourrent, à la rigueur quelques écorces remarquables, les tapis de fleurs au niveau du sol. Alors, de temps en temps, Jean-Louis me montre ce que je ne remarque pas : un arbre un peu caché, un autre, riche de promesses, mais qui, pour l'instant, est encore à nu, un autre inattendu pour moi. Un Ilex caduc par exemple, je ne savais même pas que ça existait !
Je me dis qu'il faudrait revenir souvent, souvent, souvent. En toute saison. Sûr qu'aujourd'hui ce n'est déjà plus comme la semaine dernière.
Promenades, pauses. Pauses, promenades. La journée se passe ainsi, très cool. Jean-Louis profite du beau temps sec pour faire une partie de tondeuse. Marie-France m'explique les problèmes de peuplement "au ras du sol" compte tenu des différences de sol entre la partie basse de l'arboretum et la partie haute, beaucoup plus sèche. Surtout dans les parcelles les plus proches de la rivière, ils utilisent majoritairement en couvre-sol les ressources de la végétation spontanée : pervenches, ajuga, myosotis, benoîte, primevères, œnothères etc... quitte à les déménager pour les grouper et donner de l'unité.
Les tapis de myosotis ou de primevères sont particulièrement spectaculaires en ce moment. Près de la grande mare, "la clairière aux iris" qui avait tant frappé Dominique. Sans doute étaient-ils en fleurs à son passage ? Ce jeudi, un seul commençait à s'épanouir. Beaucoup d'hémérocalles aussi, autour de la mare. Dans une autre zone, Marie-France me montre les hémérocalles de collection de Muriel, très prometteuses. Elle m'explique ses projets d'implantation de vivaces, m'amène, plus haut, à ce qui doit être un coin de prairie fleurie. Mais avant de semer, il faut désherber, et sur de telles surfaces ... Ses vacances touchent à leur fin et, bien sûr, elle n'a pas fait le quart de ce qu'elle aurait voulu faire.
Un sentiment de culpabilité m'effleure de les accaparer ainsi alors qu'il y a tant à faire ... Je le chasse vite. Je me laisse aller. On est si bien ensemble. Là, au cœur de l'arboretum.
Suite au prochain numéro. Je retourne au jardin ...
Visite initiatique 3
Vendredi. Je me réveille un peu plus tard que la veille. Le jour est complètement levé. Beau soleil. La grande lumière modifie les perspectives : la rivière semble toute proche, plus étroite. Du coup, les moutons qui paissent sur l'autre rive paraissent incongrus si proches de l'arboretum. Je préfère quand l'arboretum ressemble à une île isolée du continent par le chenal de la Vienne ... mais je ne vais sûrement pas bouder le soleil !
Je commence à avoir mes repères. J'aime bien le chemin qui descend tout droit, assez étroit, bordé d'arbustes au port arqué. Je me dis qu'un de ces jours, Jean-Louis sera sûrement obligé d'élaguer un peu pour qu'on puisse continuer à passer. En remontant, j'observe le manège de ce que je pense être des bergeronnettes. Je découvre un nid dans un gros arbuste en buisson dont j'ai oublié le nom. Je rencontre Jean-Louis, on regarde le nid dont on n'arrive pas à trouver l'ouverture. Dans son livre sur les oiseaux, on ne trouve aucune indication sur le nid des bergeronnettes. Si quelqu'un sait comment c'est fait ...
Au passage, Jean-Louis me montre le kalopanax, filleul de Françoise. Beau graphisme exotique, mais je ne lui ferai sûrement pas le bisou requis : trop ferox avec ses épines !
En cette fin de matinée, balade sur les "hauts" de l'arboretum. Je suis rassurée, il reste de la place pour planter ! Et aussi pour déménager les arbres de la partie basse qui en grandissant seront trop serrés. Pourquoi cela me rassure-t-il ? Il faudra que j'y réfléchisse ...
Jean-Louis explique ses projets, montre les territoires de ses sœurs et de sa mère, indique où se trouvait le fameux Chêne-Vert. On redescend vers l'oasis d'en-bas. Au passage, on croise le filleul de Michèle, l'abies koreana tout mignon avec ses cônes rouges. Difficile d'imaginer ces lieux, tels que Jean-Louis les a toujours connus, au temps d'avant l'arboretum. Il faut fermer les yeux et transposer sur cette rive-ci la prairie et ses moutons que je regardais tout à l'heure outre-Vienne. Inévitable, dès lors, le questionnement sur la genèse de l'arboretum ... Version croisée de Jean-Louis et Marie-France, sans hiatus. Je suis époustouflée, et pas seulement par le résultat. Parce que cet arboretum-là est tout sauf un-simili musée géré par de quasi-fonctionnaires plus ou moins interchangeables. D'une prairie à moutons, Jean-Louis et Marie-France ont fait CELA, en marge de (ou malgré, et avec) leur activité professionnelle ... Est-ce utile de dire comme ils vont bien ensemble ces deux-là ? Je l'aime ce filleul aux multiples parrains, si riche de promesses réalisées et de tant d'autres à accomplir. Et je crois bien que les parents ne nous tiennent plus trop rigueur de leur avoir un peu forcé la main.
Marie-France ? Jean-Louis ? Début d'après-midi, Claude arrive. À lui de découvrir aîtres et êtres. Il fait presque trop chaud et il a un sérieux coup de pompe. En ce Vendredi Saint, il use abondamment des différents reposoirs disséminés dans l'arboretum. Ces reposoirs, pour la plupart, vous ne les avez pas vus, Dominique et Muriel, car ce sont aussi des produits de la tempête. Tant qu'à devoir abattre des arbres, Jean-Louis, lorsqu'ils étaient situés au bord des chemins, en a tiré parti : tronc coupés à hauteur de tabouret ou portion de tronc couchée en guise de banc. On s'aperçoit que ça devait manquer avant, car c'est bien agréable de s'asseoir pour regarder tout simplement alentour. Parce que où qu'on s'arrête, il y a beaucoup à voir ... quoique pour moi, ça irait mieux avec des jumelles !
Jean-Louis va chercher la fameuse brouette. Est-ce vraiment parce qu'il a un stock de branchages à emporter ou pour promener Claude sans le fatiguer ? Toujours est-il qu'elle fait son effet la deudeuche bricolée en brouette à moteur ! Il explique techniquement à Claude les transformations opérées. Le chargement effectué, Claude s'empresse de monter aux côtés de Jean-Louis et les voilà partis faire le tour du domaine, et accessoirement verser les branchages "au tas". Manquent pas d'allure tous les deux ! On regrette de ne pas avoir d'appareil photo. Marie-France et moi on pique un gros fou rire en imaginant Jean-Louis faire son entrée à Courson dans cet attelage avec à ses côtés une dame enfroufroutée et encapelinée (paraît qu'à Courson certaines ne dédaignent pas de porter toilette façon derby d'Epsom ...) !
Puis on s'en va faire des plans sur les vivaces. Fin au prochain numéro ...
Visite initiatique 4
Nous voici attablés devant une Jenlain. La nuit tombe. Marie-France nous rappelle que si on veut avoir une chance de voir les ragondins, c'est le bon moment. Je n'en ai jamais vu, Claude non plus. Jean-Louis nous guide vers le bon coin en nous vantant l'intelligence de ces animaux. On reste un moment aux aguets sans percevoir le moindre frémissement dans l'eau étale. Oh, puis qu'importe si on ne voit pas de ragondins ! C'est un moment privilégié. Il fait délicieusement bon, l'air embaume, les arbres se reflètent dans la Vienne. En de tels soirs, je viendrai toujours là.
On remonte la rivière à pas feutrés par le petit sentier qui la longe. À un mètre cinquante du bord à peu près, un petit tertre avec une souche. Débris d'arboretum. Les ragondins, minant la rive de leurs terriers en amputent la surface. Du coup, je les aime nettement moins. T'as peut-être pas tort, Valérie, d'en faire du pâté !
On refait le sentier en sens inverse, et soudain, un triangle dans l'eau, précédé de celui qui le trace, une belle bête. On est quand même contents d'en avoir vu un ... la traque a été fructueuse, Claude et Jean-Louis en verront trois autres (le terrier est heureusement au bas du pré voisin), mais moi rien du tout !
Pendant ce temps, Marie-France s'est activée en cuisine. Sachez-le, vous qui suivrez, rien de ce qu'on raconte ici ne tombe dans l'oreille d'un(e) sourd(e) ... surtout quand ça peut faire l'objet d'une agréable attention. J'avais dit incidemment que Claude était très carnivore. Alors, au menu, faux-filet de bœuf limousin de première ! Ben quoi, on ne va pas dédaigner les savoureuses nourritures terrestres, non ?
Samedi Vin + Jenlain = mal aux cheveux le lendemain matin ... Je me sens aussi glauque que le temps. On traîne, y a rien de mieux à faire, vu qu'elle est à l'eau, la promenade matinale. Claude regarde le descriptif du gîte et l'album posés sur la table. Quelques photos d'après tempête, puis des arbres dans leur livrée d'automne ou engivrés par l'hiver. On bavarde.
Et je perçois de gros changements en cours : impressionné par le jardin de Maurice le premier avril, impressionné par l'arboretum, "l'esclave" muterait-il jardinier ? Connaissant Claude, ça risque de faire long feu, à suivre ...
Quand nous nous sentons un peu desembrumés, nous allons rejoindre Jean-Louis. Claude et lui causent P.A.O., moi, je piaffe, je vais d'une fenêtre à l'autre guettant une accalmie. Sur le pignon du gîte, un oiseau indifférent à la pluie, chante merveilleusement : se pourrait-il que ce soit un rossignol ? La pluie semble marquer un temps d'arrêt. Jean-Louis met son chapeau, prend une bêche. Le chapeau de Jean-Louis ! Pour la forme, c'est un chapeau de pluie (type chapeau de ciré), pour la couleur, c'est des plus indéterminé ... vu que l'année dernière il a abrité des couvées d'hirondelles et que ça laisse des traces ! En ce moment, Marie-France ayant séquestré le chapeau, c'est dans l'imperméable de Jean-Louis qu'elles cherchent à nicher !
La pluie repart de plus belle. Des pétales s'agglutinent au sol. Ça pleure de partout. La balade tourne court. On retourne aux abris. Je capitule. Dans le coffre de la voiture, Jean-Louis installe des petits bouts d'arboretum, Marie-France a la chatte dans les bras. Faut se dire que ça existe.
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