COLLECTIF DU CHÊNE-VERT

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Un arboretum, une tempête, des internautes...

Récits d'une découverte

Quand les membres du CCV découvraient l'Arboretum


Deux jours au Chêne Vert - Magali, Gironde, 28/03/2000

L'arrivée
Départ du Médoc de bonne heure vendredi en espérant trouver la route libre, penses-tu ! Gelée de voitures depuis les accès du pont d'Aquitaine jusqu'au pont de la Dordogne. Les filles "quand est-ce qu'on arrive ?"
18h30 on arrive, Magnolia stellata en fleurs dans le virage, on ne s'est pas trompé. Extraction de la voiture, enfilage des 5 paires de bottes.
Les filles "Un chien !!!"
Nicotine "Des enfants !!!"
Et José qui court derrière en se disant que les laisses ce serait bien aussi pour les enfants, surtout ceux qui ne savent pas nager.
Premier aperçu général du jardin avec les taches lumineuses des magnolias.
Installation au gîte en passant devant un tas de trucs que je ne connais pas ou que je n'ai jamais vus en vrai, et notamment un superbe Chaenomeles speciosa 'Appleblossom' en fleur (c'est bien celui-là Jean-Louis ?) sauvé d'un massacre à la tronçonneuse.
Puis installation devant une Jenlain et papotage. Nicotine est encore là mais les chats se sont fait la belle en voyant arriver les envahisseurs.
Maurice et Liliane
Après avoir vainement essayé de temporiser, lever à 8 heures, petit déj, petit tour dans la fraîcheur matinale pour s'en mettre plein les narines. Je trouve que les parfums délicats ressortent mieux dans ces conditions.
Une voiture dans le chemin, suivie d'un fourgon. Maurice et Liliane en sortent, les présentations sont inutiles, Liliane est habillée de violet et de rose des pieds à la tête.
On entame le tour du jardin, parmi les floraisons des magnolias, 'Leonard Messel' et un autre à fleurs simples blanc crème autour duquel tous discutent pour lui chercher un nom, ce n'est pas celui planté, peut-être le porte-greffe ayant supplanté le greffon. On remarque aussi particulièrement à cette saison les écorces décoratives (Acer triflorum, le Buddleia jessépacoi, la collection de bouleaux entre autres). Marie France et Liliane se plaignent de concert des dégâts des lapins. Nicotine aussi fait des trous. Malgré la pluie, la terre n'est pas collante. De temps en temps Liliane s'arrête devant une plante et demande ce que c'est. J'aime bien, je me sens moins ignorante. De temps en temps elle s'exclame "Moi je n'ai jamais réussi à le garder !". J'aime bien, il n'y a pas que chez moi que les plantes crèvent. On voit aussi les arbres avec leurs béquilles, les violettes fières de fleurir en hauteur sur la souche basculée d'un vieux bouleau. Une remarque ici ou là "Tiens celui-là vient de PBA".
La Brouette
Maurice ouvre le fourgon en laissant voir son trésor vert. Jean-Louis dit "On va les mettre directement dans la brouette".
Là il faut que j'explique. La brouette c'est une 2CV break qui a grillé un stop à une moissonneuse-batteuse et qui culmine vers 1,20 m. Elle sert à la fois de brouette, d'escabeau et de pousse-fort.
Les plantes sont transférées dans la brouette sans beaucoup de commentaire. Liliane nous quitte en demandant si ça me dit de venir le lendemain. Et comment que ça me dit pour dimanche matin.
Apéro puis déjeuner animé. Maurice part pour Bordeaux.
L'après-midi José se charge des filles, en particulier d'Ondine qui veut faire la sieste avec son Papa. Il se dévoue...
Nous repartons pour une visite des lieux du haut en bas et aussi en travers. Jean-Louis me montre le coin des semis et la pépinière où il m'a préparé un pied de Gaura de 60cm au carré sur 40 cm de haut. Je commence à réfléchir à la manière de présenter la chose à José.
"Tiens ça ça devrait bien pousser chez toi est-ce que ça t'intéresse ? et puis ça et ça et ça aussi.... "Je sens que les négociations d'embarquement vont être rudes. Au bord de la pièce d'eau, une bâche en plastique recouvre une couette qui recouvre un pied de Gunnera bien démarré, heureusement que ça n'a aucune chance de pousser en terrain sec.
La découverte de St-Laurent-sur-Gorre
Dimanche matin, décalage et fatigue aidant, on décolle vers onze heures heure locale. Heureusement qu'on n'y va pas en Brouette, il fait un temps froid et pluvieux exécrable.
Chez Liliane, il fait presque aussi froid que dehors, juste un peu moins humide et le feu dans l'immense cheminée ne chauffe qu'un côté à la fois. La maison est un cauchemar de parents de filles avec plein de truc très jolis et qui brillent à portée de menottes. Les petits-enfants annoncés sont repartis à cause du mauvais temps. Je me sauve lâchement au jardin accompagnant Liliane, Jean-Louis et Marie-France. En descendant nous passons à côté de quelques magnifiques Hellébores, plus loin, une petite primevère rose pâle posée sur une couronne de feuilles sombres. C'est difficile à raconter une visite de jardin composé majoritairement de vivaces, aux premiers jours du printemps. Il y a là aussi quelques très belles écorces.
L'optique du jardin de Liliane est opposée à celle de l'arboretum, ici les ' ' sont rois ce qui lui vaut quelques piques à propos des conifères dorés dans un échange verbal que je devine récurrent. Malgré la pluie qui nous enrhume lentement mais sûrement, Liliane me déterre quelques plantes au passage. On voit encore les traces de la crue de la Gorre et on devine l'énorme travail de Liliane et Valérie pour dégager patiemment toutes les vivaces.
Quand nous rentrons frigorifiés, les filles ont déjà enlevé la moitié des boucles d'oreilles de la nappe de tulle.
Nous rentrons au Chêne Vert pour le déjeuner. Marie-France en profite pour refiler discrètement double dessert aux filles...
Arrive le moment crucial du départ, j'ai déjà parlé à José du godet de Gaura mais le reste il le découvre
- Mais ça va jamais rentrer !
- En empilant on peut essayer...
Jean-Louis étiquette au fur et à mesure succinctement car il pleut de plus en plus fort. On entasse délicatement dans le break. Les rosiers fraîchement rempotés sont ressortis des pots pour prendre moins de place. Le dernier à rentrer est le godet de Gaura. Heureusement qu'on rentre de jour, les codes éclairent les nuages.
Distribution de bisous et remerciements avant de partir.
Plus on se rapproche de l'océan plus le temps s'éclaircit. En arrivant on a même un rayon de soleil. J'en profite pour installer les boutures de Chaenomeles speciosa que Jean-Louis m'a coupées au dernier moment.
Cet après-midi, Inès m'a demandé quand on retournait voir Nicotine... Marie-France, Jean-Louis, merci pour votre générosité, le soleil ne nous a pas manqué.
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