COLLECTIF DU CHÊNE-VERT

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Un arboretum, une tempête, des internautes...

Les Journées du Chêne-Vert

Les fêtes du Chêne-Vert : Journées et autres fêtes

Journée de mai 2015 : l'arbre voyageur, de la forêt au jardin par Alain Persuy, naturaliste et forestier, auteur de plusieurs livres et guides sur la forêt.

L'arbre « voyage » par l'intermédiaire du vent qui disperse les pollens, de l'eau, des insectes, des oiseaux, des mammifères, des hommes. Les lombrics, les nématodes, les collemboles préparent le sol. La chauve-souris, la martre, le loir, l'écureuil roux, pour ne citer qu'eux, sont des propagateurs actifs des graines.

L'histoire du casse-noix, oiseau de la famille des corvidés, est un bon exemple de l'interaction et de l'interdépendance du végétal et de l'animal. Le Pin Cembro laisse tomber au sol des cônes très lourds dans lesquels les graines restent emprisonnées. Le Casse-noix, au bec puissant, les ouvre, s'en nourrit et creuse, dans la litière, des cachettes pour se constituer des réserves vite bourrées de graines. Celles qui échappent à sa mémoire germeront.

Naturelle et spontanée, la forêt n'a jamais eu besoin de l'homme pour naître, vivre et prospérer. « Ni hostile, ni sombre, lorsqu'elle évolue d'elle-même, elle constitue l'un des plus extraordinaires écosystèmes, équilibré, riche de multiples formes de vie animale et végétale », dit Alain Persuy.

Tout cet équilibre est menacé par le réchauffement climatique qui se fait déjà sentir dans les forêts. L'augmentation des températures de 1,8 à 3,6°C d'ici 2100 provoquerait la disparition de 27% à 42% des espèces végétales sur une zone considérée. Certaines espèces comme l'épicéa, le sapin pectiné, verront leur aire se réduire et le hêtre va disparaître de certaines plaines de l'Ouest.

L'apparition de nouvelles maladies, l'accentuation des pathogènes actuels sont d'ores et déjà constatées. C'est tout le paysage forestier qui risque de se trouver bouleversé.

Au cours de la visite de l'Arboretum, Alain Persuy a répondu aux interrogations des visiteurs, insisté sur l'importance de la biodiversité, l'intérêt de conserver bois morts et arbres creux. Il a rectifié quelques idées reçues par exemple au sujet du lierre, qui n'est pas un parasite mais bien au contraire un allié des végétaux sur lesquels il croît. Il protège les arbres à écorce fine des coups de soleil et du gel et accueille une faune extrêmement variée d'insectes dont beaucoup sont des auxiliaires. Il est lui-même voyageur par sa capacité de déplacement, rampant et s'accrochant lorsqu'il rencontre un support.

Une journée utile pour bien prendre conscience que l'homme est désormais comptable de l'avenir des forêts.

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